Les cycles du sommeil

Le sommeil est un besoin physiologique qui occupe en moyenne un tiers de notre vie. En comprendre les mécanismes, c’est mettre toutes les chances de votre côté pour passer les meilleures nuits. Dans cet article, découvrez tout ce qu'il faut savoir sur les cycles du sommeil et leur organisation.

cycles du sommeil

Qu’est-ce qu’un cycle de sommeil ?

Le sommeil s’organise suivant une dynamique en trois parties : l’éveil, le sommeil lent et le sommeil paradoxal. Le sommeil lent, également appelé sommeil non paradoxal d’états intermédiaires, comprend 3 phases successives à savoir : l’endormissement, le sommeil léger et le sommeil profond. Les trois états intermédiaires du sommeil lent et le sommeil paradoxal composent ensemble un cycle de sommeil. On compte donc 4 phases pour un cycle.

Le nombre de cycles varie d’une personne à l’autre, suivant l’âge notamment. On compte entre 3 à 5 cycles par période de sommeil d’environ 6 à 8 heures pour les adultes. Le corps humain suit une horloge interne calquée sur l’alternance jour/nuit. Pourtant, il s’adapte en fonction des rythmes de chacun – horaires décalés ou encore travail de nuit – ce pourquoi nous préférons la notion de période de sommeil à celle de nuit.

 

Combien de temps dure un cycle ?

Chaque cycle de sommeil dure entre 90 et 120 minutes. Les quatre phases – endormissement, sommeil léger, sommeil profond, sommeil paradoxal – durent quant à elles entre 5 et 15 minutes en fonction du cycle. En effet, il faut bien distinguer les cycles entre eux. Les premiers se caractérisent par des périodes de sommeil paradoxal relativement courtes et des stades de sommeil profond bien plus longs. Cette dynamique s’inverse totalement au court de la période de sommeil avec des phases de sommeil paradoxal qui s’allongent en même temps que le sommeil profond diminue.

 

Les différentes phases du cycle de sommeil

Le dormeur traverse les quatre phases du cycle tout au long de la période de sommeil. Il alterne entre des étapes de sommeil lent, profond, lent, paradoxal et ainsi de suite sur 3 à 5 cycles.

 

Phase 1 : L’endormissement

Ce premier stade du sommeil lent ou léger occupe jusqu’à 5% du temps de sommeil. Il correspond à un état de somnolence qui sert de mise en route du processus de sommeil. L’endormissement peut être facilement perturbé et le dormeur peut en sortir rapidement au moindre stimuli extérieur.

Petit à petit, le corps se détend. Les mouvements oculaires lents, la chute des paupières, la baisse du tonus musculaire et la tête qui bascule en avant ou sur les côtés traduisent le ralentissement de l’activité cérébrale. Certaines personnes peuvent également éprouver des secousses ou des spasmes musculaires brusques, avec parfois la sensation de tomber dans le vide ou du haut d’un immeuble.

 

Phase 2 : Le sommeil léger

Appelé aussi sommeil confirmé, il s’agit de l’entrée réelle dans le sommeil. Cette phase représente entre 40% et 60% du temps total de sommeil. Même si le dormeur est apaisé, il reste réactif aux stimuli sensoriels environnants. Les réveils se raréfient, le rythme cardiaque ralentit, la température du corps diminue, et les mouvements des yeux cessent. Le corps conserve encore une partie de son tonus et le réveil reste facile.

 

Phase 3 : Le sommeil profond

Moins longue que la phase précédente, elle ne représente que 5% à 15% du temps total de sommeil chez l’adulte. Elle reste plus importante chez l’enfant et l’adolescent avec la sécrétion de l’hormone de croissance qui se fait en grande partie durant cette étape.

A ce stade, il devient difficile de se réveiller ou d’être réveillé, quelle que soit la stimulation extérieure. Le dormeur entre dans une phase de sommeil réparateur régénérant pour l’organisme. C’est là que se fait la redistribution énergétique, le rétablissement du système immunitaire, la restauration des muscles et l’effacement du stress et de la fatigue. Particulièrement présent durant les premiers cycles, le sommeil profond tend à s’effacer progressivement et peut expliquer les insomnies chez l’adulte et les personnes âgées.

C’est également durant ce stade de sommeil que se produisent la majorité des parasomnies, comme la somniloquie (parler dans son sommeil), le somnambulisme (se promener en dormant), l’énurésie (faire pipi au lit) et les terreurs nocturnes. L’activité musculaire éprouvée durant le sommeil profond permet à certains dormeurs de donner un coup de pied et de parler.

 

Phase 4 : Le sommeil paradoxal

Le sommeil paradoxal ou REM pour Rapid Eye Movement, tient son nom du paradoxe entre l’inertie du corps (paralysie des muscles) et l’intensification de l’activité cérébrale. Dans cette phase proche de l’éveil, le corps perd sa capacité à réguler sa température. La respiration du dormeur se fait plus rapide, sa fréquence cardiaque et sa pression artérielle augmentent en même temps qu’apparaissent des mouvement oculaires rapides et saccadés.

Il représente entre 20% et 25% de la durée du cycle de sommeil et survient environ 90 minutes après le premier stade d’endormissement. Dissociée du corps, l’activité cérébrale est intense et produit des rêves plus vifs, oniriques et débridés que ceux survenus lors des phases précédentes.

Il est communément admis qu’on rêve davantage étant enfant. Mais contrairement aux idées reçues, nous continuons tous de rêver, même si beaucoup ne se souviennent de rien à l’âge adulte. L’atonie musculaire éprouvée durant le sommeil paradoxal est une protection visant à empêcher le dormeur d’agir en dehors du rêve. Cependant, il peut arriver que le manque de tonus physique, notamment dans les muscles liés à la respiration, entraine des épisodes d’apnée du sommeil plus sévères que lors des autres phases.

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Romain est le responsable des contenus chez Sleeps. Passionné par le sommeil et le bien-être, c'est également le rédacteur principal en charge des avis et des comparatifs matelas.